B.D. Meurtres

L'album:

A Angoulême, un redoutable tueur s'est dissimulé parmi les chasseurs de dédicaces. Mais que les festivaliers se rassurent: Ric Hochet, le plus futé des reporters détectives, y est aussi!

Le monde de la BD tremble! Des maisons d'éditions de bandes dessinées sont pulvérisées par des attentats.

L’inspecteur Ledru suspecte un journaliste et son photographe de provoquer des scoops explosifs. Mais Ric Hochet suit d'autres pistes. Ses investigations le conduisent d'abord dans un club de collectionneurs. Ceux-ci ont reçu une cassette selon laquelle le terroriste serait l'un d'entre eux. Une mauvaise plaisanterie?

L’affaire se complique lorsque des dessinateurs sont retrouvés "suicidés" et qu'un mystérieux tueur de la mafia russe tente d'éliminer Ric.

A qui profitent ces crimes, tous inspirés de divers scénarios de BD? La réponse est peut-être dans une planche volée au Centre belge de la BD à Bruxelles ou encore dans les "messages" post-mortem de son auteur. Mais, c'est finalement au Festival dAngoulême que l'enquête connaîtra un hallucinant dénouement...

Qu ‘en dire ?

Ric Hochet enquête pour la première fois dans le monde de la BD. C'est pour lui, une occasion d'impliquer ses créateurs dans une troublante affaire de serial killer, mais aussi de nous introduire dans les coulisses du 9e Art, celles où se rencontrent auteurs, admirateurs et collectionneurs.

Le plus amusant est de voir Ric avec Tibet et Duchâteau en pleine séance de dédicaces. C’est aussi une façon amusante de rappeler que ce personnage de papier peut ne pas se prendre au sérieux. C’est également un souci des auteurs de faire vivre leur héros dans son temps et d’aborder des thèmes actuels ; on se rappellera l’album sur l’impro, plus récemment celui sur l’internet mais aussi les voyages de Ric Hochet sur le paquebot France.

Un album classique certes dans sa facture mais qui devrait être incontournable pour les amateurs de 9ième art.

Visitez donc l’espace que Digibulles réserve à ces deux auteurs.

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B.D. Meurtres – Ric Hochet – t.62 – Tibet et Duchâteau

JFH

 

Bon anniversaire Tibet – 50 ans de Bd et de fidélité au Lombard !

Il y a 50 ans (un demi siècle!), les Editions du Lombard et le journal " Tintin" s'enrichissaient d'un nouveau talent répondant au sympathique diminutif de Tibet! Celui qui allait devenir le prolifique créateur de Chick Bill et de Ric Hochet n'en était, certes, déjà plus à ses premières armes...

,,Dès que j'ai pu tenir un crayon, confirme-t-il, je me mi s à caricaturer les gens de mon entourage, Un jour, dans un restaurant, j'eus l'attention attirée par un client qui dînait à une table voisine. Aussitôt, sur un coin de la nappe en papier, j'ai esquissé son portrait et je me suis ensuite risqué à le lui montrer. A mon grand étonnement, il m'en a offert 25 centimes, l'équivalent de cinq caramels! C'est ainsi que j'ai vendu, à 4 ans, ma toute première oeuvre."

C'est chez les scouts, en illustrant la chronique des camps, puis au Studio Disney de Bruxelles, en reproduisant des Mickey, que Tibet a progressivement développé ses dons artistiques. C'est à la rédaction de l'édition belge du " Journal de Mickey " qu'il s'est par ailleurs lié d'amitié avec un jeune auteur de polars nommé Duchâteau.

A l'époque, se souvient celui-ci, notre principale activité consistait à lancer des boules de papier le plus près possible ligne tracée sur le sol à quelques mètres de nous.

Se doutaient-ils que leur joyeuse complicité allait se prolonger au-delà de l'an 2000 et qu'elle se concrétiserait maintenant par la publication d'une 62ème enquête de Ric Hochet ?

Comme tout jeune dessinateur de bandes dessinées, le rêve de Tibet était de collaborer au fameux journal , " Tintin ", et donc de faire partie de la fine équipe des Editions du Lombard.... 50 ans plus tard, au grand bonheur de centaines de milliers de bédéphiles de 7 à 77 ans, Tibet fait toujours partie de cette fine équipe...

Impressions de l'intéressé:

Je suis l'homme des records, s'exclame-t-il! Avec ce 62e " Ric Hochet " et bientôt un 63e ,Chick Bill,,, je ne suis pas seulement le dessinateur qui a signé le plus d'albums, je suis également celui qui a gardé le même éditeur le plus longtemps. J'en suis très heureux et je suppose que Le Lombard l'est aussi puisqu'il m'a supporté pendant 50 ans. Il va sans dire que je suis très reconnaissant au Lombard de m'avoir accueilli. C'est grâce à son fondateur Raymond Leblanc pour qui j'ai toujours eu une très profonde sympathie, que j'ai notamment pu me dégager de l'emprise d'Hergé et réussir une carrière personnelle.

A Hergé qui voulait faire de moi l'un de ses assistants, Raymond Leblanc avait répondu : Vous m'avez déjà privé de Bob De Moor, mais pour ce qui est de Tibet, je me le garde." Si je suis resté au Lombard, c'est que je m'y suis toujours senti bien et, disons-le, presque en famille.

(Source : Le Lombard)

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