André Paul DUCHÂTEAU
déborde didées de créativité, une idée en amène une autre et ainsi le thème
à produire devient une analyse multiforme et il ne veut pas, ne peut pas, se contenter,
ni se conformer dans une approche simple et succincte dun sujet.Son auto critique très pointue débouche sur des mises en
scène de plus en plus fignolées avec des allers retours incessants au scénario de base.
Plus il creuse, plus il multiplie les possibilités. Cest comme une torture dont il
ne parait pas vouloir sortir puisque le pourquoi du comment dans son mystère reste pour
lui un peu comme la quête du Graal : trouver la vérité à travers toutes les vérités.
Nul doute donc quil naura pas fini de
sitôt de nous représenter dautres moutures.
Nous ne sommes que détails et un détail peut tout
changer, change tout pour tout le monde "si javais su....." qui na
pas prononcé cette phrase avec la conviction que tout serait ( fort dun détail
connu ) devenu différent ?
De cette complexitude humaine DUCHÂTEAU tire tous les partis possibles et inimaginables.
Il se redéfit lui-même dans cette recherche : le vouloir du plus pour le mieux....un
C.Q.F.D. par exellence !
De toute évidence, le travail de DUCHÂTEAU
offre non seulement une base détude mais aussi quelques ficelles pour passer à la
pratique. Cest ainsi que Jacqueline VAN NYLPELSEER,
créatrice des "CAHIERS DU SCENARIO ET
DECRITURE CREATIVE" depuis 1986 et qui a, aussi,
présenté le premier programme denseignement de littérature de cinéma et de
télévision exploité à lULB propose dans son ouvrage " DE 5 A 7 AVEC ANDRE PAUL DUCHÂTEAU " une très belle
introduction sur ce quelle nomme "ce cas
décole parfait dadaptation".
Voici le début de cette introduction :.."
RENA 98. |
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1. Introduction.
De 1958 à 1976,
André-Paul Duchâteau réécrira sept fois la même histoire et cinq fois sous le même
titre: (De) 5 à 7 avec la mort. Il y aura d'abord la pièce Grand Guignol (1958), le jeu
radiophonique et la nouvelle (1970-71); puis le scénario pour la télévision (Les Dupes,
1972), la dramatique radio et le roman (1973-1974); enfin, un second roman publié sous un
autre titre cette fois: La 139è
victime.
A partir d'un fait
divers banal mais d'un gimmick puissant, combiné à une analyse à chaque fois plus
percutante de ses personnages et de ses situations, l'auteur va tirer un sujet aussi
porteur que The Postman Always Rings Twice de James Cain, et dont les implications ne
cesseront jamais de le fasciner. Car c'est à travers une oeuvre par ailleurs très
variée de romancier et de scénariste de B.D. qu'on retrouve étalée sur à peu près
vingt ans, cette série impressionnante de remakes sur le sujet.
Jacqueline VAN NYLPELSEER. |