Au centre de Londres, est installé depuis 1835 le musée Tussaud, une exposition de figures de cire mondialement célèbre.
Mais on ignore généralement que sa fondatrice Marie Tussaud, d'origine alsacienne, a débuté sa carrière à Paris en pleine Révolution. C'est au coeur de cette tourmente que le présent roman la met en scène, jeune fille à la fois décidée et attachante, aux prises avec des personnages hauts en couleurs.


André-Paul Duchâteau donne ici un récit passionnant, consacré à un personnage dont le mysthère le hante depuis longtemps.
Dans LES MASQUES DE CIRE tous les faits et personnages historiques sont authentiques, seuls "Jean Lefranc" et "Léon Mandrain" sont pure invention de la part de l'auteur !

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......" L'époque était tourmentée, les émeutes grondaient dans Paris où les gens mouraient de faim et on murmurait que le règne de Louis XVI et de Marie-Antoinette touchait à sa fin.

L'oeil aux aguets, Marie qui ne se séparait jamais d'un carnet de croquis, où elle esquissait vivement un visage, une attitude, remarqua soudain un homme jeune, ne paraissant pas trente ans, dont les yeux bleus brillaient d'un rare éclat.
Marie aimait les yeux, tous les yeux, même et surtout ceux de verre, de teintes différentes, qu'elle scellait dans les masques de cire. L'inconnu avait un visage à la fois doux et rebelle qui retenait irrésistiblement l'attention. "....

....." Elle le fixait de ses yeux immenses, sans trouver de répartie"....
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– Et que me demandez-vous ?

Il désigna son carnet :
– Ce dessin... me représente, n'est-ce pas ?
Elle ne le nia point.
– Prenez-vous des croquis de tous les visiteurs ? ajouta-t-il, sceptique.
– Seulement ceux qui m'intéressent ! riposta-t-elle avec sa franchise retrouvée, un peu provocante.
Elle espérait le faire rire, mais au contraire ses sour- cils se froncèrent, et il lui parut soudain menaçant, presque sauvage:
– Ah, je vous intéresse ! Si vous croyez que je vais poser pour une nouvelle figure de cire, sachez que le temps n'en est pas encore venu ! "...........

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......" Puis elle constata que la pointe de son crayon, bien taillée, avait laissé l'empreinte des traits sur le feuillet suivant.
– Ha ! pensa-t-elle, triomphante. Il me suffira de repasser le crayon sur l'esquisse et le visage réapparaîtra, bel inconnu !
Quelque chose en elle lui disait qu'elle aurait pu, de toute manière, le dessiner de mémoire...Qui était cet homme ? Elle sentait que l'énigme allait la poursuivre toute la soirée. Elle était à la fois attirée par cet inconnu et blessée par sa brutalité.
– « Ah, je vous intéresse ! Si vous croyez que je vais poser pour une nouvelle figure de cire sachez que . le temps n'en est pas encore venu ! » "........